L'audiogramme est l'examen médical de référence permettant de mesurer de façon précise les capacités auditives d'une personne. Réalisé par un médecin ORL ou lors d'un bilan préliminaire chez un audioprothésiste, il permet d'objectiver une perte auditive et de déterminer si un appareillage est nécessaire.
Comment se déroule cet examen et comment lire le graphique résultant ?
1. Les deux étapes de l'audiométrie
A. L'audiométrie tonale (La perception des sons purs)
- Installé dans une cabine insonorisée avec un casque audio sur les oreilles, vous écoutez des sons purs émis à différentes fréquences, des plus graves (125 Hz) aux plus aiguës (8 000 Hz).
- Dès que vous percevez le son le plus faible possible, vous appuyez sur un bouton poussoir.
- L'appareil trace la courbe du seuil d'audibilité en décibels (dB) pour chaque oreille.
B. L'audiométrie vocale (La compréhension des mots)
- Entendre des sons ne signifie pas forcément comprendre les paroles. Le praticien vous diffuse une liste de mots phonétiquement équilibrés à différents volumes sonores et vous devez les répéter.
- Le test mesure le score d'intelligibilité vocale (pourcentage de mots correctement compris dans le calme et dans le bruit).
2. Comment interpréter les résultats sur le graphique ?
Sur le graphique, l'axe horizontal représente la fréquence du son (en Hertz, du grave à l'aigu) et l'axe vertical représente le niveau d'intensité sonore nécessaire pour que vous entendiez (en décibels de perte) :
- De 0 à 20 dB de perte : Audition normale.
- De 21 à 40 dB : Perte auditive légère (difficulté à suivre une conversation à voix basse ou en milieu bruyant).
- De 41 à 70 dB : Perte auditive moyenne (la voix normale n'est plus bien perçue, la télévision doit être montée).
- Au-delà de 70 dB : Perte sévère à profonde nécessitant une réhabilitation urgente.
