Chaque année en France, des milliers d'accidents du travail touchent les yeux (projections d'éclats métalliques, poussières de bois, copeaux, éclaboussures chimiques). Pour les salariés portant déjà des lunettes de vue, superposer des sur-lunettes de protection est inconfortable, source de buée et dangereux.
La solution professionnelle idéale est la lunette de sécurité adaptée à la vue du travailleur.
1. La norme européenne EN 166 : l'exigence de sécurité absolue
Une simple paire de lunettes de vue de ville n'offre aucune résistance contre les impacts industriels. Une lunette de sécurité à la vue doit être certifiée selon la norme européenne EN 166 :
- Verres en polycarbonate ou Trivex trempé : Matériaux pratiquement incassables résistant à des impacts de billes d'acier projetées à grande vitesse (marquage F ou S).
- Protections latérales intégrées : Les montures disposent de coques latérales translucides enveloppantes pour empêcher toute intrusion d'éclats par le côté.
- Marquage indélébile : La monture et les verres comportent des marquages gravés certifiant leur conformité aux tests de résistance aux chocs, aux rayures et à la chaleur.
2. Verres unifocaux ou progressifs de sécurité
Les verres de sécurité peuvent corriger tous les défauts visuels :
- Unifocaux : Pour la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme.
- Progressifs industriels : Conçus avec de larges couloirs intermédiaires pour permettre aux ouvriers et techniciens presbytes de lire les plans de près tout en observant leur machine et leur environnement au loin.
- Traitements indispensables : Traitement anti-buée renforcé et traitement durci anti-rayures haute performance.
3. Qui doit financer les lunettes de sécurité correctrices ?
Conformément au Code du travail français (articles R4321-1 et suivants) :
- Obligation de l'employeur : L'employeur est légalement tenu de fournir gratuitement les Équipements de Protection Individuelle (EPI) appropriés aux risques du poste de travail et d'assurer leur bon fonctionnement.
- Si le port de lunettes de sécurité est obligatoire dans l'atelier ou sur le chantier et que le salarié nécessite une correction visuelle, l'entreprise doit prendre en charge le coût de l'équipement de sécurité adapté.
- De nombreuses entreprises mettent en place des partenariats avec des réseaux d'opticiens (Bollé Safety, Uvex, Infield) via un bon de commande délivré par le médecin du travail ou le responsable sécurité (QSE).
